Oyapoque - 31/07/2004
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A L'EST DU NOUVEAU Cette fois ci nous sommes partis les 07 et 08 Août pour la bonne ville de SAINT GEORGES, à l'EST de la Guyane ou la route enfin ouverte permettra le développement de cette partie du Département/Région et des communications routières vers le Brésil. Et ne soyez pas peureux ou frileux ! !

Ailleurs dans le monde, une frontière avec une route et/ou un pont n'a jamais crée plus d'envahissement que la frontière naturelle qui précédait. Enfin quand je dis route, je dis route hein, ne pas confondre avec les billards de métropole ou même avec la N1 qui va à St Laurent à l'Ouest. Non cette fois c'est la N2 qui va à l'Est sur laquelle nous roulons, c'est à dire :

1-du bitume avec quelques nids de poule jusqu'à l'embranchement de CACAO

2- quelques plaques de goudron manquantes et quelques gros trous jusqu'à l'Auberge des Orpailleurs qui vaudront à Xavier de mettre sa fourche en butée au point de casser les fixations du tête de fourche de son XJR 1300

3- une route indigne de la France qui va des Orpailleurs à REGINA tant elle est dangereuse par ses nids de vache, sa fréquentation, son état, ses bas cotés gagnants sur le goudron et non fauchés, ses arbres non élagués

4- une mi-route&mi-piste du pont de l'Aprouague jusqu'à St Georges, avec du bon macadam (sauf quelques trous à l'entr'e et à la sortie des ponts) de la piste roulante et de la piste ravinée, ondulée et trouée.

Cette piste est d'une belle couleur rouge brique s'infiltrant partout comme le font le sable ou le fesh-fesh. Nous sommes donc partis à 3 motos (XJR, MARAUDER,WILD) et 5 motards (Xavier et ses 2 fils Erwan et Amguel, Ferdy et Hardi). Nous avons eu le petit avatar avec la XJR (voir plus haut) et en route, sur la piste nous avons eu un bel orage, senti de loin par Xavier, ce qui nous a permis de nous abriter dans une scierie, mais d'arriver crottés à St Georges ou nous attendaient Fred et sa compagne avec leur DR650, partis après nous et qu'on avait même pas vus passer pendant l'orage alors qu'ils nous croyaient devant.

Un petit remontant chez Modestine, le restau-hotel de St Georges qui accepte d'abriter nos bécanes dans sa cour fermée ( sympa le service et tranquillisant pour l'esprit) puis un petit coup de pirogue pour traverser vers le Brésil. Oyapocke est une ville en plein essor qui compte sur la future à manne touristique à des français, qui est passée de 10 000 habitants à 35 000 en 18 mois avec tous les problèmes d'infrastructure que cela comporte (ramassage des poubelles, rues en latérites d'gradées, chantiers partouté) et qui compte comme partout au Brésil 7 filles pour 1 garçon. Ces filles viennent pour la plupart de la campagne du Nordeste, l'état le plus sec et le plus pauvre du Brésil, là où ne pousse aucune marguerite, attirées par les possibilités de travail.

Bien sur, certaines viennent faire commerce de leurs charmes mais c'est au visiteur de ne pas les encourager en se choisissant une gentille demoiselle et en la draguant comme partout ailleurs, en lui donnant un rendez-vous pour le W-E suivant (189 km c'est quoi quand on aime ?) et ensuite si tout va bien entre eux ?. C'est aussi une ville qui se passionne pour la politique, comme nous l'ont montré les frères ATAIDE qui nous ont fort bien reçus, logés et soignés, ainsi que leur candidat au poste de prêfet : DORISMAR, pour le parti 40.

Le vote est électronique, obligatoire, et ce, pour tous, dès 16 ans révolus. Il influence la vie de citoyen qui en découle (pas de vote = pas citoyen = pas de prêt, pas de terrain, des tracasseries sur toute l'administration ?) et permet un recensement régulier. Le Brésil est plus en avance que nous ne le pensons généralement en grande partie due à des choix imposés par la géographie et le coût des infrastructures qui en découle (ils avaient la télé satellite avant que nous n'ayons seulement entendu parlé de Canal + et le téléphone portable quand nous étions encore au fixe filaireé) Les gens sont charmants, accueillants, généreux et souriants.

La majorité sont de condition modeste, peu sont des nantis, et beaucoup sont en économie basse ? (terme utilisé pour les pauvres au Brésil) Nous participons à la fête locale, dînons chez "Le Français", dormons chez Luis, faisons quelques achats (des cages à oiseaux surtout), passons faire quelques affiches, manuellement, chez Dorismar, faisons un tour en ville en voiture de propagande 40, déjeunons au "lieu de travail/stockage de matériaux/barge/plage privée" de Luis (hummmm les crabes Toc-toc et les capérinhas) puis retournons faire un tour en ville pour préparer le départ. Comme St Georges ne fait pas de progrès pour se développer et que la station essence et le commerce chinois sont fermés, nous prévoyons l'essence et les en-cas coté brésilien, ce qui nous permettra de faire les pleins avant de partir à ce qui se fera à la tombée du jour (bidon et tuyau impératifs) puisque le cuistot de Modestine ayant oublié l'heure ne nous libère les motos que vers 17H15 (mais comme il nous rend service il est pardonné) Chargées comme des baudets, nos mules transporteront tout ce beau monde, les affaires, les cages et le reste, de nuit, dans les trous, la boue et la latérite grasse.

Le DR, impérial, trace la route et nous attend de temps en temps pour rouler avec nous, Ferdy fait des photos de motos à la tombée du jour sur la latérite en roulant d'une main à(regardez son compteur sur les vues), Xavier roule dans le noir car son tête de fourche cassé n'éclaire qu'en phare alors pour ne pas déranger, il l'éteint et suit le feu de Ferdy et enfin Hardi se casse la gueule, à l'arrêt, avec Amguel (sa saison de vitesse moto n'en souffrira pas et sa cage est entière!) la touffe d'herbe mal enracinée se barrant de sous sa roue lors d'un demi-tour (tu les sens bien les 340 kg du custom big size ?) Puis de nouveau de la bonne route jusqu'à Cayenne ou on fait quelques photos, après, puis tout le monde rentre chez soi, le pauvre Hardi s'en allant seul dans la nuit noire jusqu'à Kourou.

Ce petit périple dont la suite fut une journée de nettoyage de chrome (les prévoyants avaient passés un coup de WD40 avant, ce qui permet le décollage heuuuu, disons.. plus facile, après) mais surtout l'occasion de se remémorer une aventure motocycliste qui n'aura bientôt plus lieu d'être une fois la route entièrement finie..à moins que l'on ne traverse AVEC les motos la prochaine fois ? ?

Et serez vous avec nous ? ?

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