Mechoui à Patawa - 23/11/2014
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Et un premier CR demandé à nos anciens rouleurs ,  de retour d’une opération de Marc assez invalidante (pour faire de la moto s’entend)

M§M’s  le retour à Patawa.

Lorsque j’ai demandé au Hardi si deux vieux motards cassés pouvaient se joindre au groupe à l’occasion du dorénavant traditionnel méchoui, je me doutais bien que le géant au grand cœur ne me dirait pas non même à rejoindre en voiture.

C’est donc avec grand plaisir que Martine et moi nous nous préparons ce dimanche matin pour effectuer les 150 mètres qui séparent notre domicile du lieu de rendez-vous de Matoury. En tendant l’oreille, nous savons que quelques-uns sont déjà en train d’arriver. Il est temps d’y aller.

Beaucoup de nouvelles têtes nous intimident un peu au milieu de ce monde qui nous est pourtant si familier. Mais sans casque et sans blouson, n’imaginant pas saluer la troupe nouvelle d’un « Salut, c’est nous ! », nous préférons attendre que quelques anciens soient là pour nous fondre dans la famille et entamer quelques civilités.

Lors de son briefing sécurité le maître de cérémonie, bravant les rugissements d’une boîte à clous taquine, rappelle à chacun que la route de Kwa est loin d’être un circuit et que les quelques pansements récents sont piégeux. L’information aura bien été prise en compte puisqu’aucun incident ne sera à déplorer au cours de la journée.

Le départ est donné. Olivia, désignée poisson pilote mène le train. Le Hardi protège sa troupe en serre-file. La route est belle jusqu’à Roura centre. Notre 1000cc à quatre roues a du mal à suivre les quelques accélérations et nous sommes vite distancés. Pour autant, l’état de la route de Kwa et la sagesse d’Olivia qui enroule du câble (note du Hardi… et tout le monde sait qu’un 125 se conduisant à fond à fond  quand il est bien mené est difficile à suivre dans le sinueux) nous permet d’apercevoir de loin en loin un cul de moto. Finalement tout le monde arrive en même temps et en observant les sourires nous imaginons que la balade en deux roues a été agréable y compris pour ceux qui suivaient la machine du nounours avec ses nouveaux tubes chantants.

Notre lieu de ripaille permet à tout-un-chacun de se réunir par affinité tout en conservant un groupe compact. Le temps d’un apéro tranquille, nos hôtes terminent de découper le méchoui et nous évitent de ce fait de nous mettre un coup de couteau et de saloper notre tee-shirt du star-club du dimanche. Pas le star-club, le tee-shirt du dimanche…

Comme sur la route, on avance pépère l’un derrière l’autre vers la gamelle du couscous. Là aussi la route est rapide pour rejoindre une table, l’assiette pleine de bonnes choses à déguster entre deux conversations. Doucement le temps passe. Deux averses aussi, plus rapidement,  la première rappelant à certains qu’on ne laisse pas son casque sans abri sauf à courir très vite.

Mais déjà il est temps de prendre le chemin du retour. Les premiers ayant disparus très vite, nous suivons les sénateurs sur la route gravillonneuse traversant quelques brumes sylvestres jusqu’à Roura. Puis passé le pont une volée de moineaux s’est envolée. Nous nous préparons à rentrer au rythme du caisseux lorsque nous apercevons un homme accroupi visiblement au chevet de sa machine. L’esprit motard stoppe immédiatement le cheval moteur de notre carrosse lorsque qu’arrive à contre-sens le Hardi et sa cavalerie ayant négocié un demi-tour. Puis le pick-up arrive derrière nous. Tiens, nous n’étions pas les derniers ? Ou serait-il possible de se perdre dans Roura ?

Bref, pour ne citer quoi ou qui que ce soit, la belle italienne refusant de démarrer a été hissée dans la benne du pick-up, ficelée avec cordes et bouts tout-droit sortis, telles du sac à main de Marie Popin’s, des sacoches de la machine du Hardi. Malgré tout Benji  préfère s’installer dans la benne avec sa machine, sans doute plus pour lui parler fusible que pour l’empêcher de sauter de rage de ne pas pouvoir terminer cette balade comme ses copines japonaises, allemandes ou américaines.

Peu sont encore à la station de rendez-vous lorsque nous arrivons. Les uns attirés par une énorme glace dans un bistrot cayennais, j’ai les noms, les autres ayant encore un peu de route à faire. Nous reprenons alors le long chemin jusqu’à la maison pour y terminer cette agréable journée et nous préparer à une bonne nuit pleine d’un rêve de remonter très vite sur une moto.

Et vous, la prochaine fois, vous en serez ?

Marc et Martine les deux M du M§M’s.

 
Et un second CR spontané (c’est vrai que l’Hardi avait pas annoncé qui s’en chargeait) . Ce second CR  montre combien le vécu peut être ressenti  différemment…

 Dimanche 23 novembre 2014

Un départ calme et sécurisé en direction de KAW vers dix heures trente. Le ciel est incertain, mais pas une goutte de pluie n’indique une volonté générale d’enfiler les vêtements adéquats.

Tranquillement, la bande de motocyclettes de tout type avale les kilomètres de façon ordonnée pour arriver à Roura qu’elle traversera sans encombre pour se retrouver sur la route de KAW.

Un peu de pluie ne nous fera pas de mal, et c’est ainsi que nous pûmes gouter un début de saison des pluies qui, me semble-t-il, me parait bien précoce cette année.

Mais bon ! En cette fin de novembre, pourquoi pas !

À peine humides, nous serpentons sur cette petite route en pleine forêt où une petite fraicheur bien agréable finit par nous saisir. La route a été refaite. Enfin ! Disons plutôt qu’elle a été réparée. Plus de trous, mais beaucoup de gravier, et exceptionnellement, pas de radiateur percé !

Ouf !

Moi ! Demain j’aurais quelques bleus sur les jambes, car les cailloux m’aiment bien.

Patawa est maintenant là, et tous, nous garons nos monstres pour aller nous restaurer aimablement. Le patron a déjà fait cuire la bête (mouton), et les accessoires (poulet, merguez) qui à la vue, m’ouvrent déjà l’appétit.

Le comptoir est ouvert et chacun choisira sa boisson fétiche après ces quelques kilomètres ma foi, bien agréables…

Au cours du repas, Hardi fit les annonces traditionnelles qui devaient être faites. Les futures nouvelles balades, et tout et tout…

Il fit aussi comme d’habitude, le papillon auprès de tous les convives afin de s’assurer que tout allait bien dans le meilleur des mondes de la bécane…

Pendant ce temps, le ciel n’oublia pas que nous étions dans l’est et que la saison des pluies se devait de nous souhaiter la bienvenue. « EST » oblige…

Cela ne nous émeut pas plus que ça.
Glace, café, et petit temps d’arrêt pour digérer ce bon repas, nous fumes fin prêts, et repartîmes gaillardement vers Cayenne sous les signes chaleureux de nos hôtesses et hôtes.

Ciel bleu, mais couvert, nous eûmes droit à quelques gouttes pour nous remercier d’avoir été là.

Étant dans les derniers, j’ai pu avec quelques-uns et "Hardi" voir Benjamin tristement penché sur sa Ducati qui avait décidé de ne plus avoir de « jus » ! Tableau de bord muet…

La charmante propriétaire du pickup blanc qui nous accompagnait proposa très naturellement de transporter la belle Italienne jusqu’à bon port. Nous aidâmes donc le deux-roues à grimper sur le plateau et nous installâmes les saisines sur la bête (en fait, les cordes qu’Hardi maintiens toujours au chaud dans ses sacoches, pour se rappeler le bon vieux temps où c’étaient les hautaines « Harley Davidson » qui profitait de ce service). Une fois fait, la station Total de Matoury ne fut pas si loin. Quelques motards étaient encore là, et après avoir fait le tour de tout le monde chacun reprit sa route…

C’était un bon dimanche… À bientôt

PP…

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